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Ce qu'il reste de la mosquée Omari de Jabaliya, dans la bande de Gaza, après le bombardement israélien du 2 août 2014.

 

Selon un rapport de Handicap International, près 
de 10 000 explosifs jonchent 
les décombres.

L’opération militaire israélienne « Bordure protectrice » dans la bande de Gaza (1 483 civils palestiniens tués et 11 100 blessés) s’est achevée le 26 août 2014 mais elle risque de faire encore des victimes. Alors que la reconstruction est en cours, un rapport de l’organisation humanitaire Handicap International intitulé « Bombs under the rubble » (Bombes sous les décombres) affirme qu’entre 7 000 et 10 000 munitions et autres engins non explosés se trouvent sous les décombres, soit environ 10 % des armes utilisées par l’armée israélienne.

« La reconstruction de Gaza passe obligatoirement par le déblayage des gravats. Cette phase peut être à haut risque, considérant le nombre important de bombes et munitions non explosées dans les décombres. La population, qui bien souvent entreprend elle-même le déblaiement, est particulièrement exposée », explique Guillaume Zerr, chef de mission de Handicap International dans les territoires palestiniens.

Selon le rapport, au moins 18 000 maisons, 17 des 32 hôpitaux de Gaza, 45 des 97 centres de soins, 140 écoles et 548 commerces et bureaux ont été détruits. La reconstruction est une activité lucrative pour les habitants de Gaza, qui peuvent revendre des matériaux pour la reconstruction des bâtiments, qui se fait de plus en dehors du contrôle du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l’organisme des Nations unies en charge du nettoyage des débris. Le Pnud ne peut en effet encadrer toutes les opérations de déblaiement.

Mais le plus dangereux aux yeux de Handicap International est le manque d’informations de la population sur cet aspect de l’après-guerre. Selon le rapport « seuls 45 % des habitants se disent sensibilisés aux risques des restes explosifs de guerre et aux bons réflexes à adopter ». Il n’en reste pas moins que, selon ce document, « près de la moitié des personnes interrogées éprouvent un réel sentiment de peur au quotidien, du fait de la présence de ces bombes ».

Pour éviter de nouveaux drames, l’organisation Handicap International préconise de mener des actions de sensibilisation au risque représenté par ces armes non explosées, en particulier auprès des enfants, à l’instar de ce qu’elle fait depuis le mois de janvier auprès des familles et des petites entreprises contactées pour des travaux de déblaiement. Le rapport préconise aussi de renforcer la coopération entre les acteurs de la prévention et de coordonner les messages.

Tag(s) : #Palestine

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