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Par IDRISS J. ABERKANE

 

Talleyrand : "Quand on a raison, on n'écrit pas quarante pages !" Démontrer le caractère délirant du vote obligatoire ne prendra pas quarante, ni même dix pages.

Notre Constitution incarne une idée simple, qui est aussi un combat de tous les instants : ce n'est pas à la République de gouverner le peuple, c'est au peuple de gouverner la République. On ne prend pas toujours au sérieux les Cassandre pour qui, un jour, il faudra défendre cet axiome sacré. Et pourtant, quand le peuple devient l'obligé de son État, quand la créature asservit son maître, c'est le début du totalitarisme.

Retour à la réalité : la République est la créature du peuple, et non l'inverse. Quand le peuple devient l'employé de la République, le rapport d'autorité naturel qui fait que l'homme est plus sacré que toutes ses créations est dangereusement remis en cause. De même, les élus sont les employés du peuple, et la réciprocité n'est pas vraie. 

Surveillons nos surveillants

Prenons donc nos ambitieux fondés de pouvoir au mot :

1. Ils veulent rendre le vote obligatoire ? Excellente idée : rendons aussi obligatoire à tous les votes la présence de tous les députés et sénateurs, de sorte qu'ils ne puissent décliner leurs responsabilités à l'occasion du passage d'une loi infâme (et ce n'est pas ce qui manque).

2/ Ils veulent rendre la surveillance systématique et non "surveillable" elle-même ? Excellente idée : surveillons davantage l'État, et systématiquement encore ! Filmons nos cabinets ministériels, révélons leurs courriels, leurs comptes, leurs dépenses, surveillons nos surveillants, et rendons-nous "non surveillables" nous-mêmes !

Et si la République cessait de subvertir son esprit et sa mission ?

Tag(s) : #Nouvelles du front

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