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Réunis pour une nuit sur la place de la République les associations de lutte contre le mal logement avaient mille raisons de manifester contre l'inaction gouvernementale en matière de logement. Nous en avons retenu cinq, avec les visages qui les portaient.


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Sur la place de la République, dans cette nuit du 21 février, les manifestants ont tiré, en guise de marée humaine, une longue étendue de couvertures de survie. Sous cette houle dorée, la réunion insolite d'associations caritatives (Secours catholique, Fondation Abbé Pierre, Armée du Salut...) et d'activistes radicaux (association Droit au logement, les Enfants de Don Quichotte, Jeudi noir...). D'une seule voix, ils se plaignent de l'inaction du gouvernement Fillon, et notamment de sa ministre du Logement, face à une situation qui ne cesse d'empirer dans la précarisation de l'habitat, le coût de la location et les exigences de propriétaires.



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Abdelaziz, réfugié politique mauritanien.
« Si je suis venu à cette manifestation, c'est parce qu'en arrivant en France, j'ai vécu quelques temps à la rue ou bien dans des logements précaires. Aujourd'hui, je travaille dans une association d'aide aux handicapés mais je ne doute pas que, du jour au lendemain, moi et ma famille nous pourrions très bien retrouver les difficultés que nous avons connu. »


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Diane, militante de l'association Solidarité nouvelle pour le logement
« Nous formons des groupes de solidarité qui se cotisent pour acheter des logements et héberger des familles en difficultés, avec l'aide de subventions. Ces appartements sont un moyen de transition en attendant de trouver un logement stable. Nous sommes venus ici pour faire connaître notre action et recruter des volontaires. Car ce n'est pas l'argent qui manque : ce sont les bénévoles. »



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Georgette, Maud, Elina, Dafné et Paul, travailleurs sociaux
« Dans les services sociaux, le logement est une des premières demandes d'aide : nous sommes aux premières loges pour constater l'inaction du gouvernement. Sur un de nos secteur, le mal logement concerne 90% des familles qui se tournent vers nous. La situation va en s'aggravant car beaucoup de gens sont touchés aujourd'hui qui ne seraient jamais venu nous voir il y a 20 ans. »



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Julien,
militant du Jeudi noir
« En 8 mois de poste de Christine Boutin, rien n'a changé : c'est un scandale ! Avec Jeudi noir, nous sommes là pour faire entendre que le mal logement ne concerne pas que les SDF ou les chômeurs mais que les étudiants et les travailleurs précaires, notamment les jeunes, y sont très souvent confrontés. »


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Elise, employée des Jeunesses ouvrières chrétiennes
« Une amie de la Fondation Emmaüs m'a informé de cette manifestation. Aujourd'hui, la seule amélioration dans le domaine du logement vient de l'action associative et des initiatives individuelles. Je travaille dans toute la France et aucune politique locale ne change vraiment les choses : les municipales ne résoudront pas le problème. »
 


Vendredi 22 Février 2008 - 16:30
Sylvain Lapoix avec M. Guérin et C. Bartringer
Photos © Matthieu Guérin
Photo "Julien" © Clément Bartringer

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