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Manifestation du Congrès rabbinique de l'Etat de New York et  des Jews United Against Sionism.

 

 Déclaration

Nous aimerions prendre quelques minutes de votre temps pour vous em-pêcher de faire une terrible erreur qui peut avoir des résultats désastreux pour beaucoup.

Vous avez sans doute entendu parlé et lu beaucoup de choses sur les crises au Moyen Orient dans lesquelles l’état d’Israël joue un rôle central.

Ceci comporte, en fait, toute une série de crises en cours qui peuvent potentiellement apporter le plus grand malheur pour le monde entier. Tragiquement, beaucoup croient que le sionisme et le judaïsme sont identiques. Par conséquent, ils concluent que tout le peuple juif est responsable des actions du gouvernement sioniste et des crises mondiales qui en découlent.

Ceci est une grave erreur !

La vérité, c’est que la foi juive et le sionisme sont deux philosophies très différentes. Elles sont aussi opposées que le jour et la nuit. Le peuple juif a existé depuis des milliers d’années. Au cours de leurs 2000 ans d’exil suite à un décret divin, aucun juif n’a jamais cherché à mettre fin à l’exil et établir une entité souveraine quelque part. Le seul but du peuple était l’étude et l’accomplissement des commandements divins de la Torah.

Le mouvement sioniste a crée l’état israélien. Ce dernier est une conviction qui a moins de 100 ans d’existence. Le but essentiel était et est de changer la nature du peuple juif d’une entité religieuse en un mouvement politique. Depuis le début du sionisme les dirigeants spirituels du peuple juif s’y sont vigoureusement opposés.

Jusqu’à aujourd’hui, la communauté juive fidèle à la Torah reste loyale à sa foi. Les sionistes veulent que le monde croie qu’ils sont les représentants de tout le peuple juif.

C’est faux !

Le peuple juif ne les a jamais choisi comme leurs dirigeants.

Les sionistes ont dupé beaucoup de juifs bien pensants via la terreur, la tromperie et la fausse propagande. Ils ont à leur disposition l’utilisation des medias presque universellement soumis. Quiconque essaie de les critiquer met ses moyens de subsistance et parfois sa vie même en danger.

Cependant, malgré le black out des médias et un recours facile à la terreur, la vérité simple reste non réfutée et irréfutable :

SELON LA FOI JUIVE ET LA LOI DE LA TORAH IL EST INTERDIT AU PEUPLE JUIF D’AVOIR SON PROPRE ETAT EN ATTENDANT L’EPOQUE MESSIANIQUE !

Le Créateur nous a donné la Terre Sainte il y a des milliers d’années. Mais, lorsque nous avons péché, il l’a repris et nous a envoyé en exil. Depuis cette époque notre tâche s’est d’attendre qu’il envoie le Messie. Alors, seul le Créateur, sans qu’aucun être humain n’ait à lever le petit doigt ou dire un mot, nous rassemblera et nous sortira de l’exil. De même il établira la paix universelle parmi tous les êtres humains et tous le serviront de leur plein gré.

Quelques juifs religieux, rendus confus par la propagande sioniste citent des versets disant que D. a donné aux enfants d’Israël la Terre Sainte. Ils négligent malheureusement ces versets qui disent qu’Il la reprise à cause de nos fautes. De plus, ils ignorent ces prophéties qui décrivent explicitement la fin du dernier exil comme un processus divin et non humain.

Le Créateur a ordonné à chaque juif de suivre les voies de la paix et d’être loyal au pays où il vit.

La communauté des juifs fidèles à la Torah attend patiemment la rédemption messianique. Ils n’ont rien à voir avec un pseudo « état juif » et ses agressions contre les autres peuples. Ils ont une sympathie profonde pour la misère des palestiniens qui ont souffert le plus des enseignements faux du sionisme et de ses actions barbares. L’état sioniste n’est pas un état juif. Les sionistes sont les seuls responsables de leurs actions. La vraie communauté juive a et continuera de s’opposer à l’existence même de cet état blasphématoire.

Que toute l’humanité soit témoin de la vraie rédemption.

Jews United Against Sionism

 

Interview du Congrès rabbinique de l'Etat de New York.

 

Q - Quelle est la raison de la manifestation d'aujourd'hui ?
R - Nous avons deux objectifs. Le premier est local, le second est mondial. Premièrement, nous exigeons la libération du rabbin Daniel Biton, prisonnier de conscience, actuellement incarcéré par le gouvernement israélien. Deuxièmement, nous sommes ici aujourd'hui pour déclarer que le gouvernement israélien lui-même et l'idéologie sioniste qu'il incarne ne sont en rien des représentants légitimes du peuple juif ou de la foi biblique, qui est le seul fondement de notre existence-même.

Q - Commençons par le début : pourquoi le rabbin a-t-il été arrêté ?
R - Lors d'un procès qu'on lui avait intenté au seul motif qu'il avait participé à une manifestation religieuse de protestation - pacifique -, il a proclamé son opposition à l'existence même de l'Etat israélien. C'est à cause de cette atteinte au "politiquement correct" qu'il a été emprisonné.

Q - Pourquoi qualifier cela de problème local ?
R - Il s'agit du problème posé par la souffrance injuste d'un individu. Bien entendu, c'est un problème très grave, qui mérite l'attention immédiate des personnes, dans la communauté internationale, soucieuses des violations des droits humains élémentaires. Toutefois, malgré la profondeur de la blessure morale infligée au Rabbin, il serait sans doute le premier à admettre qu'elle est amplement dépassée par le problème de l'entreprise sioniste en tant que telle, encore plus préoccupant et urgent, et de très loin.

Q - Pourquoi s'agit-il, en l'occurrence, d'un problème urgent ?
R - Aujourd'hui, le sionisme apparaît nu devant le peuple juif et aussi devant l'ensemble de l'humanité : c'est une entreprise qui a échoué. Les fondateurs du sionisme (tous des Juifs qui avaient rejeté leur foi ancestrale) proclamaient que le sionisme  allait résoudre le problème de l'exil et de la souffrance des Juifs. Il allait offrir un abri sûr à tous les Juifs du monde. Plus d'un siècle après, il a apporté la démonstration qu'il était incapable de mener à bien ne serait-ce que la tâche considérablement moins grandiose qui consisterait à protéger les Juifs qui vivent d'ores et déjà en Terre Sainte.

Q - Mais l'Etat a survécu, non ?
R - C'est faire preuve d'humour noir que de voir dans un gouvernement qui a fait subir à ses citoyens cinq guerres et d'incessantes souffrances une "survie" désirable. Combien encore de sang devra-t-il être versé avant que les Juifs se débarrassent, enfin, des chaînes de la domination sioniste du monde et commencent à remettre en cause les prétendues racines de cette idéologie ?

Q - A quelles racines prétendues faites-vous allusion ?
R - Le noyau de la pensée sioniste est le dogme, vieux d'au moins un siècle, selon lequel l'exil des Juifs résulte d'une action humaine, en l'occurrence, (prétendument) de la supériorité militaire de l'armée romaine, qui a détruit le Temple (de Jérusalem, 70 après J.C., ndt) et que, de ce fait, on peut mettre fin à cette diaspora par l'action militaire et politique. Cette lecture erronée et réductionniste de l'histoire juive a représenté un schisme d'avec deux mille ans de croyance biblique et de tradition. Les Juifs ont toujours vu dans leur exil une punition Divine. Il pensaient que le seul moyen de leur délivrance était de se repentir et de faire de bonnes actions. En procédant à une projection du drame de l'histoire juive en ces termes matérialistes et séculiers, le sionisme s'attaquait à l'essence-même de l'odyssée spirituelle du peuple de la Torah. Cette entreprise était vouée à l'échec.

Q - Pourquoi était-elle condamnée ?
R - Parce que le Talmud et le Midrash nous mettent en garde depuis toujours contre toute tentative de mettre fin à l'exil des Juifs, car de cela ne pourraient résulter que des massacres incessants et horribles. Et aussi parce qu'il est tout simplement impossible, du point de vue métaphysique, que ce qui n'est qu'un rejet du judaïsme, conduit par des gens qui renient la Torah, puisse prétendre diriger et représenter le peuple juif avec une quelconque chance de succès.

Q - Alors, dans ce cas, comment se fait-il que le sionisme soit si populaire ?
R - Après les terribles destructions de la seconde guerre mondiale, les Juifs européens avaient perdu la plupart de leurs grands dirigeants communautaires. De plus, il y avait une confusion générale qui finit par s'emparer de l'esprit de nombre de survivants. Le monde non-juif était anxieux de s'amender de sa passivité durant l'Holocauste. De là, le succès du sionisme, en 1948. Toutefois, une lecture dépassionnée de l'histoire juive amène à la conclusion que, dès son apparition, le sionisme a été rejeté par l'immense majorité des Juifs croyants et observant les préceptes de la Torah.

Q - Cette opposition était-elle motivée par la seule philosophie du sionisme ?
R - Non. En réalité, ce qui horrifiait ces Juifs pieux, c'étaient les agissements des sionistes, tant avant qu'ils accèdent au pouvoir qu'après la création de l'Etat, car ces agissements étaient révélateurs de la véritable nature de ce mouvement. L'Etat israélien a depuis fort longtemps combattu la pratique juive. Il a violé des sépultures juives afin d'effectuer des fouilles archéologiques, désacralisé des corps en procédant à des autopsies à la chaîne, persisté à maintenir la décadence des moeurs que représentent des régiments mixtes... la liste serait interminable...

Q - Mais vous admettez sûrement, aujourd'hui, que l'Etat est un fait, et qu'il ne pourrait disparaître qu'au prix d'énormes pertes en vies de Juifs ?
R - Ce qui est sûr, c'est qu'il ne survit qu'au prix d'énormes pertes en vies de Juifs ! Nous savons ce que l'existence de l'état a coûté en matière de sang versé et de souffrances. Le prix à payer pour le démanteler est une inconnue. Toutefois, nous sommes convaincus que si le peuple juif se débarrassait sincèrement de l'idéologie sioniste, des moyens pacifiques seraient trouvés permettant d'en démanteler l'appareil de son pouvoir.

Q - Quel est l'objectif général de la manifestation de ce jour ?
R - Au-delà du but immédiat - la libération du rabbin Biton - nous nous sommes engagés à porter à la connaissance du monde entier que des non-croyants, même s'ils s'affublent du nom d'"Israël", exhibent l'étoile de David et installent force ménorahs (chandeliers à sept branches, ndt), n'ont aucun droit à parler au nom des Juifs du monde entier. Comme l'a dit Rav Saadya Gaon (882 - 942), un dirigeant babylonien du peuple juif post-talmudique, "nous ne sommes une nation qu'en vertu de la Torah". Toute formulation du judaïsme qui rejetterait la révélation au Mont Sinaï constitue une déformation de la (vraie) foi qui nous a été dictée (au Mont Sinaï), voilà plus de quatre mille ans.
Ceux qui ne professent pas les enseignements du Sinaï, bien que Juifs (probablement victimes eux-mêmes de l'époque d'hérésie généralisée dans laquelle nous vivons) ne sauraient être considérés représentatifs du Judaïsme.

Q - Avez-vous quelque espoir que votre message soit entendu ?
R - Aujourd'hui, plus que jamais auparavant, l'échec total de la folie sioniste est évident. Les plans de paix ont échoué. Le plus "grand" ténor de la droite, Ariel Sharon, a apporté lui-même la démonstration qu'il était totalement incapable de résoudre quoi que ce soit. Chaque jour, le nombre de morts augmente. Toutes les alternatives à l'intérieur des présupposés sionistes ont été essayées. Les gens sont désireux de dépasser les vieux clichés sépia et nourrissent de nouvelles solutions - qui sont, en réalité, éprouvées et traditionnelles. Le coût qu'entraîne le retard à remettre le sionisme en question s'alourdit de jour en jour.

Q - Si ce n'est plus Israël, qu'est-ce qui deviendra le centre d'intérêt des Juifs en Amérique et ailleurs dans le monde ?
R - Le foyer central de l'intérêt des Juifs à travers les siècles a toujours été le service du Tout Puissant à travers le respect de la Torah et les mitzvoth (les bonnes actions). C'était là le seul ordre du jour, pour le peuple juif, et il reste valable aujourd'hui. En s'efforçant d'observer le devoir de ne pas déroger à une droiture accompagnée de dignité sereine, avec l'aide du Créateur, nous pouvons nous rendre dignes d'inspirer et d'élever tous les hommes vers la paix dans le monde et le service de D...u.

Q - Le sionisme est-il contradictoire avec ce devoir (religieux) ?
R - Oui. Le sionisme entraîne les Juifs dans d'interminables conflits avec d'autres peuples. Il nous oblige à nous engager de manière agressive dans les guerres, les manoeuvres politiques et les pressions les plus diverses. Il ne s'agit là, en aucun cas, de valeurs juives. En exil, nous devons accepter notre statut et servir le Créateur, tout en cultivant la bonne volonté, l'honnêteté et des relations amicales envers tout notre entourage. Les rodomontades hautaines et le militarisme propres à l'Etat israélien ne sauraient en rien représenter des réponses appropriées à l'exil, ni à l'observance minimale d'un peuple tourné vers D...u, sincère et fraternel.

Q - Ainsi, votre programme... ?
R - C'est de prier pour un démantèlement pacifique de l'Etat d'Israël, afin d'encourager les Juifs, de par le monde, à couper les liens avec cet Etat et à proclamer devant l'humanité que le Judaïsme ne saurait en même temps accepter d'être représenté par des hérétiques et aspirer à de bonnes relations avec tous les hommes et toutes les nations.

 

Tag(s) : #Des juifs pour la Palestine

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