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Constellation d'Orion dans un manuscrit célèbre Suwar al-kawâkib al-thâbita

(Catalogue des étoiles fixes) de 'Abd al-Rahmân al-Sûfî.

 

Les apports des astronomes arabes sont largement ignorés. Il est souvent sous-entendu que l'astronomie moderne occidentale fait directement suite aux recherches des Grecs antiques, mais c'est une erreur. La véritable base de cette science moderne nous vient de l'empire arabo-musulman des IX-XVe siècles.

 

Le  premier gigantesque travail  des astronomes arabes fut d'abord la compilation des données indiennes, perses et grecques. Des Indiens, ils ont appris à théoriser la position des astres notamment les positions de Vénus et de Mercure. Cette science sous une forme plus empirique,  était loin d'être complérement inconnue en Arabie et ce bien avant l'Islam. En effet quel autre repère pour s'orienter dans le désert ,que le ciel, pour ces populations nomades. Les grecs leur léguèrent entre autre, ce trésor qu'est l'Amalgeste (1). Des Perses, ils héritèrent d'un nombre considérable de tables astronomiques. Les traducteurs arabes ne se contentent pas de répertorier et réunir ces textes épars. Ils les synthétisent, les comparent, les enrichissent. Ces travaux  sont  les fondements de l'astronomie moderne.

Il serait fastidieux d'énumérer les innovations et les découvertes des astronomes musulmans et leurs applications dans la science moderne. Nos vies  quotidiennes s'y référent également à chaque instant avec  la mesure du temps. Pour résumer rapidement mais néanmoins en conservant l'essentiel, il  suffit de mentionner quatre découvertes fondamentales.

 

Le Soleil est soumis à un mouvement de précession tout comme les étoiles fixes et les planètes.

Le mouvement de précession correspond à un changement d'orientation progressif de l'axe de rotation, ici du Soleil. Pour vous le représenter mentalement il suffit de penser à une toupie qui tourne et qui penche suivant différents angles. Les Arabes ont compris que le Soleil n'échappait pas à ce phénomène.

 

Temps sidéral

L'année sidérale est celle qui rithme notre vie quotidienne du premier Janvier au 31 Décembre. Les astronomes arabes savaient mesurer la durée de celle-ci. Ainsi, la précision des calculs du mathématicien et astronome Thabit ibn Qurrah, du IXe siècle, étonne encore. En effet il trouva pour une année sidérale un temps de 365 jours 6 heures 13 minutes et 53 secondes soit seulement trois minutes d'écart avec les chiffres actuels (365 jours 6 heures 9 minutes et 9 secondes). 

(En astronomie, une année sidérale est une unité de temps correspondant à la durée nécessaire pour que le Soleil retrouve la même position par rapport aux étoiles fixes sur la sphère céleste, observé depuis le même lieu sur la Terre. Alternativement, il s'agit de l'intervalle de temps pour que la Terre effectue une révolution complète sur son orbite dans un référentiel fixe)

 

La variation dans le temps de l'obliquité de l'écliptique.

L'obliquité de l'écliptique correspond à l'angle que forment l'écliptique, le grand cercle de la sphère céleste, avec l'équateur. Cette obliquité n'est pas constante, elle varie dans le temps et les Arabes en donnèrent une mesure très proche de l'actuelle soit 23°35 contre 23°33 aujourd'hui. 

 

 L'origine solaire de la lumière lunaire :

Les Arabes travaillèrent longuement sur les mécanismes de réflexion de la lumière solaire et en conclurent que la lumière de la Lune est la réflexion de la lumière solaire. 

 

(1) L'Amalgeste traité d'astronomie du grec Ptolémée fut traduit en arabe par Ishâq b. Hunayn (830-910). Il s'agit d'un livre essentiel pour cette science. La photo est celle d'un manuscrit, copié dans une écriture maghrébine, daté du début du XIIIe siècle.

 

 

Extrait de l'Amalgeste

 

 

 

 

Tag(s) : #On nous cache tout

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