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G. M. B. Akash figure au palmarès du Grand Prix international de photojournalisme Days 2007, qui récompense des reportages engagés en faveur de la paix et des grandes causes humanitaires. Un large choix de clichés primés est exposé jusqu?au 29 mars 2008 au centre Espace Japon (9, rue de la Fontaine-au-Roi, 75011 Paris) .



Au Bangladesh, il est officiellement interdit depuis 1992 de faire travailler des enfants. Mais personne ne respecte cette loi, à usage uniquement diplomatique. Les dernières statistiques de l?ONU nous apprennent en effet que 6,3 millions d?enfants bangladais de moins de 14 ans sont employés dans des usines, sur des chantiers ou dans le commerce informel. Et toutes les enquêtes, y compris celles des administrations locales, dénoncent les très mauvaises conditions d?hygiène et de sécurité qui leur sont imposées. Ainsi que le niveau des salaires : de 4 à 7 euros par mois, contre 30
à 40 euros pour les adultes.
?J?ai été interpellé par cette terrible réalité en décembre 2005,
à l?occasion d?une visite dans une usine de confection à Narayangani. J?ai vu le patron de l?entreprise frapper violemment un garçonnet de 12 ans au seul motif qu?il n?avait pas cousu assez vite un lot de tee-shirts.? Depuis cette date, G. M. B. Akash n?a pas cessé d?ajouter de nouvelles photos, comme autant de pièces à conviction, à son dossier d?accusation. Son objectif : provoquer une prise de conscience chez ses concitoyens. ?Les esprits commencent à évoluer, ajoute le photographe. La preuve, c?est que les employeurs sont de plus en plus nerveux et refusent désormais que l?on prenne des photos sur lesquelles on voit des enfants travailler. Je suis constamment obligé de ruser?






Belal doit faire trois cents allers et retours par jour entre l?atelier et l?entrepôt, trois étages plus bas.





Munna, 8 ans, fait une pause dans l?atelier où travaille aussi son père


Dans une usine de confection de Narayangani, près de Dacca. L?essentiel de la main-d?oeuvre y est enfantine.

 

 Faruq et Sholel, 8 et 9 ans, travaillent onze heures par jour



A 11 ans, Jainal a déjà trois ans d'ancienneté dans l'usine



Dans une boulangerie de Dacca


 Sans commentaire.

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